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  • : Bonjour et bienvenue sur KiAnBu!
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  • : Vous trouverez sur mon blog des textes tout droit sortis de mon imagination (nouvelles, poèmes, etc) et que je veux partager avec vous. Je ne prétends pas produire du grand art, mais si je vous fais un peu sourire (Ping le Panda, Taksi le koala à la noix, l'Astuce du jour) ou un peu frissonner (Les Poursuivants, Coupure de Courant, le Reflet dans la Vitre), je suis déjà contente de moi! Je fais plein d'autres choses à côté, alors il n'est pas facile pour moi de publier de nouveaux articles […]
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Commentaires

Hi all,

six months ago, I announced that this blog would become bilingual. In the meantime, I didn't quite have the time or lacked motivation. Now that I think about it, many of you must have thought I had given up. This is not true.

I published "Under the Hood", but had to retrieve the story a few weeks later because I didn't find the text so enthralling anymore. I'll replace it with a better version, or simply publish another story.

My next move will to create a special category for my english texts. There is already "Muse" which is dedicated to my poems in English. I must admit it scarcely changed from the first day I created it. It looks like my muse has abandonned me as far as poetry is concerned - maybe for your own good ;-)!

Feel free to come and check my blog for new english texts! Who knows, maybe you'll be surprised to read something in German and in Italian, too. By the time I finish learning Chinese an Russian, I suppose I'll be a bestselling writer ;-D !

Cheers!

KAB

Chapitre 16 Ping à Marseille

- Hè, Ping, alors, tu tires ou tu pointes?
Les yeux plissés, les lèvres serrées, une goutte de sueur perlant doucement sur son front, Ping humait le vent. Sur sa tête, quelques mèches de sa crête orangée se balançaient librement hors de son béret. Il savait ce qu'il allait faire, mais le moment n'était pas encore venu.
Il ne connaissait ce jeu que depuis quelques jours, et déjà il savait qu'il rendait ses concurrents nerveux, à sa façon de fixer le cochonnet pendant des heures et de lui jeter des pousses de bambou fraiches pour l'amadouer. Grâce au kung-fu, il pouvait faire communier dans sa boule de pétanque le ciel, la terre, l'eau et le feu, afin qu'elle roule et atteigne son but dans une explosion de force yin-yang. Parfois, pour augmenter ses chances, il implorait l'Empereur Céleste dans la position du héron dans son envol, mais seulement lorsqu'il n'avait pas trop mangé de bouillabaisse.
- Mais, dis donc, hé, Ping, ils sont tous comme ça dans ton pays? demanda Marcel en levant lesmains au ciel.
Un murmure approbateur s'éleva du groupe de joueur impatients. Marcel était un vieillard à l'oeil malicieux, qui rappelait vaguement à Ping son Vénérable Maître Panda.
- Hé, quoi Marcel, ho, on peut plus jouer comme on veut, hé? maugréa Ping.
Les autres se mirent à rigoler: il n'était pas là depuis quelques jours que déjà il parlait "avé l'asseng". Une oreille entraînée aurait pu deviner quelques tons mandarins, ici ou là, mais ils se fondaient parfaitement dans les mots colorés qu'il prononçait à longueur de journée.
- Bah, ho, Ping, va pas te fâcher pour si peu, ho, tu vas attraper la cagagne! lança Marcel, et tous de rire aux éclats. Heureusement que les filles de Chine, elles n'ont pas fait comme ça, hé, en 2006, au Championnat à Grenoble. Et elles avaient toutes leurs chances, les mignonnes, hé!
Ping hocha la tête. Depuis qu'on savait dans le coin qu'il venait de Chine, on ne cessait de lui parler des Chinois qui étaient venus disputer les championnats de pétanque. La Chine n'avait pas fait un score remarquable, mais les joueurs s'étaient bien défendus, et ils avaient gagné l'estime de la population locale. Les trois derniers représentants avaient même promis de revenir pour étudier le style de vie du Sud de la France, tant ils avaient apprécié leur séjour. Ping ne pouvait qu'approuver cette résolution: farniente et bon manger toute la journée, quelques parties de pétanque, la brise marine revigorante et les filles aux sourires aussi grands que des coques de navire... Qui pourrait refuser un tel bonheur?
- Ping, quand est-ce qu'on retourne à Paris, c'est mort, ici..., se palingit soudain Rabat-Joie d'une voix morose.
Son carnet de notes à la main, il avançait en se traînant comme un condamné vers le groupe de joueurs.
- Ho, petit, dis à ton frère qu'il faut qu'il tire ou qu'il pointe, parce qu'on vit peut-être au ralenti ici, mais on n'a pas l'option "pause", hé! cria un mécontent.
- Pourquoi voulez-vous qu'il m'écoute. râla Rabat-Joie. et d'abord, je ne suis pas son frère.
- Ah bon, parce qu'avec la ressemblance, on croirait...
- Qui voudrait être le frère de cette tête de mule doublée d'un tyran égocentrique?
Ping lui jeta un regard furieux et se rendit compte que Rabat-Joie arborait un impressionnant oeil au beurre noir. La surprise lui fit perdre l'équilibre, et il perdit le contrôle de sa position du Bouddha contemplateur. En essayant de se redresser avant la chute inévitable, il fit un geste maladroit et son gros ventre plein à craquer l'emporta trop frt pour qu'il puisse y résister. La boule lui échappa des mains au moment même où il toucha le sol, et roula tranquillement jusqu'au cochonnet, qu'elle rencontra avec un léger claquement. Une rumeur de dépit s'éleva.
- Qu'est-ce que tu as encore fait? s'enquit Ping, seulement après avoir bien dévisagé tous ses concurrents.
Marcel éclata de rire en se frappant la cuisse, ignorant les signes frénétiques de Rabat-Joie.
- C'est la petite à Pierrot qui te l'a baptisé, ho, déclara-t-il entre deux accès de rire. Elle t'a donné un frère, va, tu n'es plus tout seul au monde, hé, petit?
Les joueurs se mirent à rire et à le taquiner.
- Mais c'est qu'elle est costaude, cette fille, se plaignit Rabat-Joie, rouge comme un pivoine.
- Qu'est-ce que tu lui as fait?
Marcel rajouta à nouveau son grain de sel:
- Il a fait le beau, va, dit-il en désignant Rabat-Joie. Mais la petite, hé, elle s'en est aps laissé conter, et elel estallée vérifier sur l'internet-là. Et qu'estce qu'elle voit pas? Eh ben, le jeune monsieur-là, hé, il a pas une copine à Hong Kong, hé? Ah, les garçons hé, c'est les mêmes partout, mais les filles de Marseille, hé bé, elles ont du caractère!

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