Bonjour à tous,
j'ai été sciée en lisant le Courrier International jeudi soir: il y avait au moins deux pages (et illustrées, avec ça!) dédiées à l'essort du comic-book au Nigéria!
Je n'ai malheureusement pas réussi à retrouver le lien direct vers
cet article sur internet... et je ne peux pas vous le scanner. Par contre, j'ai trouvé un post intéressant sur le blog
d'un expat' à Lagos, mais son lien vers le site de la maison d'édition ne fonctionne pas...
L'article dans le journal parlait d'un mélange coloré de super-héros, de science-fiction, de fantastique inspiré des croyances, mais aussi de descriptions plus
réelles des conditions de vie et des moments tendus de l'histoire du Nigéria.
Un détail m'a cependant beaucoup amusée: il y a bien au moins un des super-héros nigérians qui porte du latex (une sorte de Lara Croft nigériane). Je ne sais pas si vous avez déjàeu l'occasion
d'aller en Afrique sub-saharienne, mais c'est vraiment un exploit, parfois, de porter seulement un t-shirt, alors du latex...! C'est vraiment une super-héroïne, alors!
A bientôt!
KAB
PS: voilà un bout de l'article...
Prendre le temps de décrire un monde
Dans le temps, les écrivains payés à la page excellaient dans l’art des descriptions interminables. Aujourd’hui, dans le
règne du visuel, il m’arrive de tomber sur des romans où l’auteur décrit un monde sur plusieurs paragraphes, parfois entre deux actions, et je me hâte de tourner les pages pour lire la suite des
péripéties du héros.
Le monde Fantasy est un monde où nous devons faire des efforts particuliers de description : le décor des scènes que
nous tournons dans notre esprit n’est pas forcément une évidence pour le lecteur, qui y est introduit en parfait étranger. En ce qui me concerne, par exemple, je préfère largement décrire
l’action que son décor, même si celui-ci m’enthousiasme vraiment. Mon impatience et mon manque d’inspiration sont tels que, parfois, j’attends d’avoir fini de décrire toutes les actions avant de
détailler le décor du mieux que je peux.
Peut-être l’écriture de l’amateur est-elle biaisée par son impatience de lecteur. Cela doit demander une certaine maîtrise
de soi et une conscience accrue de sa technique, pour prendre le temps de créer et de décrire un univers en le rendant aussi palpable dans sa description qu’un vrai décor de théâtre. Sans cette
démarche, comment pourrions-nous faire voyager le lecteur de son monde à celui que nous décrivons ? Quel lecteur pourrait croire à l’arrivée d’une armée, si elle perçoit en filigrane le
bitume de sa rue ou le klaxon de voitures qui passent ?
Je ne connais pas d’exercice de description, mais je pense que cela peut se travailler et s’améliorer. Si vous avez des
astuces ou des idées, n’hésitez pas à m’en faire part !
KAB
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