Les textes publiés sur ce blog sont de ma création. Bien entendu, toute ressemblance avec d'autres fictions, des faits ou des personnes réelles est tout à fait fortuite.
Prendre le temps de décrire un monde
Dans le temps, les écrivains payés à la page excellaient dans l’art des descriptions interminables. Aujourd’hui, dans le règne du visuel, il m’arrive de tomber sur des romans où l’auteur décrit un monde sur plusieurs paragraphes, parfois entre deux actions, et je me hâte de tourner les pages pour lire la suite des péripéties du héros.
Le monde Fantasy est un monde où nous devons faire des efforts particuliers de description : le décor des scènes que nous tournons dans notre esprit n’est pas forcément une évidence pour le lecteur, qui y est introduit en parfait étranger. En ce qui me concerne, par exemple, je préfère largement décrire l’action que son décor, même si celui-ci m’enthousiasme vraiment. Mon impatience et mon manque d’inspiration sont tels que, parfois, j’attends d’avoir fini de décrire toutes les actions avant de détailler le décor du mieux que je peux.
Peut-être l’écriture de l’amateur est-elle biaisée par son impatience de lecteur. Cela doit demander une certaine maîtrise de soi et une conscience accrue de sa technique, pour prendre le temps de créer et de décrire un univers en le rendant aussi palpable dans sa description qu’un vrai décor de théâtre. Sans cette démarche, comment pourrions-nous faire voyager le lecteur de son monde à celui que nous décrivons ? Quel lecteur pourrait croire à l’arrivée d’une armée, si elle perçoit en filigrane le bitume de sa rue ou le klaxon de voitures qui passent ?
Je ne connais pas d’exercice de description, mais je pense que cela peut se travailler et s’améliorer. Si vous avez des astuces ou des idées, n’hésitez pas à m’en faire part !
KAB
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