Bonjour à tous,
je viens juste de terminer la ecture de ce roman en série de 10 épisodes, qui compte parmi les classiques du genre fantasy, et je dois
avouer qu'Ambre est un monde assez palpitant. Le concept du passage des "Ombres" que l'on atteint en changeant l'aspect du monde extérieur selon sa volonté est très plaisant. Je suis jsute déçue
par l'écriture: j'aurais voulu plus de description, mais peut-etre est-ce aussi une manière de laisser le lecteur imaginer sa propre Ambre. Je n'irai pas acheter les 10 épisodes suivants (je
trouve cette mode des suites en épisodes un peu scandaleurse, meme si je ne rechigne pas à lire une série en 3 épisodes, parfois, quand elle est bien faite. La série n'est-elle pas un subterfuge
marketing pour nous faire consommer des oeuvres diluées ou forcées, qui n'ont pas forcément d'intéret en elles-memes?
Peut-etre suis-je trop "vieille école"...
A bientot
KAB
Bonjour à tous,
je dois vous confier un secret: je suis en train de perdre la tête! Vous connaissez Paul Auster? C'est pas mon écrivain préféré. en fait, je l'aimais bien jusqu'à ce que je rende compte qu'il
écrivait tout le temps sur les mêmes sujets. On a même créé un genre rien que pour lui: les obsessions austeriennes. C'est quelque chose, non? Son écriture tourne autour des mêmes thèmes:
l'identité de l'auteur et du narrateur, la perte des repères réels pour l'auteur/narrateur, l'univers troublant de l'écriture...
Eh bien, je dois avouer que je commence, moi aussi, à me faire peur. Je ne suis pas en train d'essayer de vous dire que j'ai le génie de Paul Auster, ce n'est pas le cas. En revanche, j'ai des
obsessions. Dans "Le Carnet", je vous expliquais que je ne sortais plus nulle part sans cet outil pour noter mes idées, griffonnant
sans cesse, parfois dans les endroits les plus improbables, et manquant de tomber dans le métro, parce que je préfère tenir mon stylo que la barre grasse ds milliers de mains moites qui l'ont
tenue avant moi. Figurez-vous que maintenant, même couchée, je tourne et me retourne dans mon lit pour me convaincre de ne pas me relever et tapoter sur mon ordinateur, ou griffonner encore et
encore...
Mes parents, mes amis, mon linge sale et mon ménage... Tout cela ne signifie plus rien si je n'ai pas eu ma dose de griffonnage/écrture/contemplation journalière. Et encore! Parfois, je n'ai
clairement pas d'inspiration, mais je suis en veille, prête à bondir sur la moindre idée...
C'est épuisant... Je comprends que des écrivains soient maniaques, difficiles à vivre, ou fassent tout un fromage de leur écriture. Quand elle s'exprime en fièvre, ou en obession,
comment faire, sinon attendre que le temps et la satisfaction des pulsions créatrices aient apaisé leurs tourments?
En ce qui me concerne, je ne sais pas comment faire... Heureusement, l'artiste, même amateur, jouit d'une sorte de licence pour la névrose, un complément à l'image du poète
maudit. M'enfin, quand même! Je voudrais bien faire enfin une bonne nuit, et passer une soirée détendue avec mes amis!
KAB
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